Manger équilibré : détendez-vous !

Manger équilibré ne repose pas sur un seul repas ni même sur ceux de la journée, mais sur ce que vous consommez tout au long de la semaine.

manger équilibré

Une question de contexte

Souplesse, écoute de soi-même et bon sens sont toujours bienvenus. En effet, plus on focalise sur les « bons » et les « mauvais » aliments, le comptage des calories ou encore les restrictions ou les excès, plus le rapport à l’alimentation devient anxiogène, donc source de stress. Il en résulte des aliments mal digérés, des nutriments mal absorbés et des repas, potentiellement et à long terme, générateurs de pathologies. Manger est devenu aujourd’hui un casse-tête, c’est pourquoi il est essentiel de se détendre par rapport à cette question, d’apprécier et de mâcher des aliments choisis et consommés dans un environnement paisible.

Ainsi que d’équilibre et de diversité

Tout repose sur un mot : équilibre, soit, un peu de tout, de préférence et dans la mesure du possible de qualité, en quantité raisonnable, c’est-à-dire, à l’écoute de sa satiété et suffisamment mastiqué.

équilibré

Partant du principe que l’organisme a besoin de nutriments pour bien fonctionner, se réparer et se protéger, il est vivement recommandé de lui donner de quoi mener à bien sa mission : des protéines, en variant les sources végétales et animales, des lipides, en quantité suffisante, de qualité (vierge et première pression à froid) et en équilibrant les différents acides gras, ainsi que des glucides (non raffinés et peu transformés). Quant aux micronutriments (vitamines, minéraux, antioxydants, fibres), la plupart étant essentiels, c’est-à-dire que le corps ne sait pas les fabriquer seul, ils doivent figurer en bonne place dans votre régime alimentaire.

Si chacun de vos repas ne sont pas composés de l’ensemble des nutriments (micro et macro), rien de grave, tant qu’ils le sont, idéalement, quotidiennement ou sur deux jours. De même que les protéines végétales, en associant des légumineuses aux céréales, ne doivent pas être impérativement consommées au cours d’un même repas, mais dans la journée sans problème.

Sans culpabilité

S’il vous arrive de faire un écart ou de vous faire plaisir, en mangeant par exemple, au dîner, une part de tarte aux pommes accompagnée d’un chocolat chaud ou en partageant, entre amis, une pizza et quelques bières, pas de panique, un écart ne déséquilibre jamais l’ensemble du bol alimentaire. Vous pourrez toujours vous rattraper aux repas suivants.

sans culpabilité

Si vous avez abusé d’un repas trop riche, trop gras ou très déséquilibré, sauter le repas suivant s’avère être un mauvais calcul. Le corps, après avoir été repus, s’il ne reçoit rien au prochain repas habituel, aura tendance à stocker, le gène de la disette étant programmé ainsi depuis l’origine de l’Homme. Préférez un repas léger, un légume de saison cuit vapeur et une protéine maigre, par exemple, puis jeûner, si besoin, au repas suivant seulement.

Un équilibre, mais aussi du plaisir

Manger dans le plaisir et en se faisant plaisir contribue, au même titre que consommer des aliments de qualité, à un bon métabolisme, donc à une bonne santé. Le plaisir n’étant pas forcément synonyme d’abus ou de malbouffe. Écouter ses envies, ses appétences pour une texture ou pour une autre, sa faim ou sa satiété sont d’excellents indicateurs d’équilibre.

Les enfants sont d’ailleurs à l’écoute de ces signes, contrairement à la plupart des adultes, qui y sont devenus sourds ou quasiment. Aussi est-il formateur de les observer à table et de s’en inspirer pour retrouver ces indicateurs : manger quand on a faim et s’arrêter dès les premières manifestations de satiété, aller vers les aliments qui font envie et laisser de côté ceux qui, au contraire, ne nous inspirent pas.

Manger équilibré n’est, en définitive, pas une somme de calories ni d’apports spécifiques, mais relève d’une approche holistique, qui prend en compte le mangeur, le contexte dans lequel il prend ses repas, ce qu’il mange et comment il le mange, etc. La pression, la contrainte ou la culpabilité, en revanche, sont le plus souvent source de déséquilibre.

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Julie Lioré

L'auteur :
Julie Lioré

Julie Lioré est docteure en anthropologie et naturopathe.

Après plusieurs années de recherches appliquées sur les comportements alimentaires des jeunes, l’approche préventive et holistique de la naturopathie est venue compléter l’expertise du point de vue du corps et de la santé.

De cette approche transversale est née L’École des Aliments, un blog de pédagogie alimentaire sur lequel sont publiés des articles autour de l’interdépendance entre aliment, corps, santé et environnement.

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