Végétariens et Vegan : consomment-ils plus d’aliments ultra-transformés ?

“Manger à 85% Végétal”. C’est ce que nous préconisons chez Siga, en appliquant le régime protecteur et durable 3V : Végétal, Vrai et Varié, recommandé par le Dr Anthony Fardet.

Pour y arriver, certains d’entre nous choisissent d’adopter des régimes particuliers, et de parfois devenir végétariens, voire vegan ou végétaliens. D’autres préfèrent limiter leur apports d’origine animale plus progressivement et facilement en devenant flexitarien ou pesco-végétarien.

Les régimes vegan et végétariens sont communément associés à une notion de naturalité et à une meilleure santé, et parfois même à l’idée de manger de vrais aliments. Pour connaître la proportion en aliments ultra-transformés consommés selon les différents régimes, une équipe de recherche française a étudié les comportements de consommation sur plus de 160 000 participants.

 

La consommation d’aliments ultra-transformés par les pesco-végétariens, les végétariens et les vegan

Cette étude de la Cohorte Nutrinet Santé a pour but de comparer la consommation d’aliments ultra-transformés selon différents groupes de personnes, en fonction de leur régime : végétariens, pesco-végétariens, végans et omnivores. On ne sépare pas le régime flexitarien du régime omnivore dans le cadre de cette étude.

Que disent les résultats ?

39,5% et 37% des calories ingérées par les vegans et les végétariens sont issues d’aliments ultra-transformés. Mais ces aliments ne représentent que 33% des calories consommées pour les omnivores.

Lors d’une étude sur la même cohorte, il avait été montré que la proportion moyenne d’aliments ultra-transformés consommés est de 36% des apports caloriques journaliers (Julia et al., 2018). Face à ces chiffres, les recommandations de proportions maximales d’aliments ultra-transformés sont entre 15% et 20%.

Ces résultats, alors plus élevés pour des régimes qui peuvent être bénéfiques pour la santé, peuvent alors paraître surprenants. Pour mieux les comprendre, il faut analyser l’offre alimentaire et les comportements des consommateurs lors d’un commencement de régime vegan ou végétarien.

 

Commencer un régime vegan ou végétarien : s’exposer à plus d’aliments ultra-transformés ?

Selon les anciennes habitudes et traditions alimentaires d’origine, une problématique peut se créer chez les consommateurs devenant végétariens ou vegan. Comment remplacer la viande et les produits laitiers, en terme d’apports protéiques, mais aussi de psychologie dans l’assiette ?

Une solution apparaît alors pour aider à cette transition de régime alimentaire. C’est de substituer la viande par des galettes végétales, et les produits laitiers par des boissons et des desserts d’origine 100% végétale.

Mais attention ! Beaucoup de substituts aux produits animaux, comme les boissons végétales pour le lait, et les galettes végétales (anciennement appelés “steaks végétaux”) pour la viande, peuvent être des aliments ultra-transformés. En effet, 89% des substituts de viande sont des aliments ultra-transformés (d’après la base de données Siga en juillet 2020). Ces substituts permettent alors de manger Végétal mais pas nécessairement de manger Vrai.

Qu’indiquent les résultats ?

Les substituts à la viande et aux produits laitiers ont une très forte part dans tous les aliments ultra-transformés consommés par les vegan. Cette part de 42% équivaut donc à près de la moitié de leurs apports en aliments ultra-transformés. Elle correspond donc à 16,6% de leur alimentation entière.

L’étude apporte cependant que les vegan mangent plus de produits bruts que les omnivores et pesco-végétariens. En effet, les aliments bruts représentent 31,2% des apports journaliers de vegan, contre 29% pour les omnivores.

De plus, la durée d’installation du régime vegan ou végétarien joue un rôle très important dans la consommation des aliments ultra-transformés, montrant bien une recherche de substituts aux produits animaux dans les prémices.

Tous ces résultats mettent alors en évidence un comportement totalement différent des vegan comparés aux omnivores. Les vegan cuisinent plus que les autres et mangent même peut être plus d’aliments crus. Mais ils consomment au début plus d’aliments ultra-transformés, par la recherche de substituts aux produits animaux.

 

Les impacts sur la santé mesurés dans une autre étude

Cette dernière étude nous permet donc de comprendre le comportement des consommateurs. Elle montre aussi comment l’offre alimentaire parfois limitée peut les obliger à se tourner vers des aliments ultra-transformés. Mais elle ne traite pas des effets effets sur la santé d’un régime Végétal mais riche en aliments ultra-transformés.

Cependant, une autre étude, datant de 2017, montre qu’un régime peut être principalement végétal mais rester délétère si les aliments sont ultra-transformés.

Ainsi, un apport plus élevé d’origine végétale riche en aliments végétaux sains est associé à un risque de maladies coronariennes considérablement plus faible. De plus, une alimentation d’origine végétale mais avec des aliments végétaux moins sains est associée à un risque plus élevé de maladies coronariennes. (Satija et al., 2017)

Que tirer des ces études ?

Le régime que nous recommandons chez Siga est celui de la règle des 3V. Elle consiste à 85% de notre alimentation d’origine végétale (et 15% d’origine animale, soit deux portions par jour en produits laitiers ou en viande), tout en restant Vrai à 85%, en limitant les aliments aliments ultra-transformés à 15%.

Tous les régimes végétariens ne sont bien sûr pas nécessairement délétères. L’important est d’appliquer la règle des 3V : Végétal, Vrai et Varié, sans dissociation.

 

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